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Le collectif Bigorre Union Populaire s’est déployé samedi à Bagnères de Bigorre

dimanche 23 janvier 2022 par Rédaction

Cette journée s’est déroulée en deux temps :

• tractage et signature de pétitions sur la santé et le projet d’hôpital unique en matinée (notamment au marché de Bagnères)

• porte à porte l’après-midi dans les quartiers de Clair Vallon et Monloo

Pour José Navarro, « Il s’agissait d’insister sur le sujet central de la santé publique et de l’hôpital public pour des raisons à la fois nationales au regard de l’Etat dans lequel se trouve notre système de santé du fait des politiques subies depuis 30 ans (103 000 lits d’hospitalisation supprimés en 25 ans, le gouvernement Macron en a supprimé 17 600 en 4 ans dont 5760 en 2020 en pleine pandémie) et du fait des récentes déclarations d’élus et parlementaires locaux concernant le projet d’hôpital unique à Lanne ».

La journée racontée par José Navarro

« De plus, nous avions à cœur également d’insister sur l’importance de participer aux prochaines échéances électorales et de combattre une abstention qui ne cesse de progresser dans notre pays, signe d’une démocratie représentative bien malade et d’une Vème république à bout de souffle.

Durant la matinée nous avons distribué le tract " Avec l’Union Populaire, changeons radicalement de politique de santé" (tract joint) et proposé à la signature la pétition contre le projet d’hôpital unique à Lanne (200 signatures sont venues complétées les près de 13 000 signatures dont nous disposons désormais).

800 tracts ont été distribués notamment sur le marché de Bagnères et de nombreux échanges ont eu lieu sur ce thème central de l’hôpital public.

L’effondrement de l’hôpital public est la résultante de politiques de santé qui, depuis des décennies, ont imposé des logiques financières (notamment par le biais de la tarification à l’activité, la fameuse T2A) qui ont conduit au rationnement programmé de l’offre de soins et parallèlement à la détérioration constante de la situation financière des hôpitaux publics alors que paradoxalement elle avait été imposée, soi-disant, pour assurer leur "rentabilité" (comme si la santé était une marchandise).

Le rationnement de l’offre de soins dans notre pays était dénoncé depuis des années par l’immense majorité des professionnels de santé, la pandémie que nous vivons aura dévoilé de manière cruelle l’état de délabrement de notre système de soins et l’urgence à refonder complètement cette politique en partant des besoins des populations : recruter massivement, revaloriser les rémunérations des soignants etc.....

Est-il acceptable que notre pays qui compte 65 millions d’habitants ne dispose que de 5 400 lits de réanimation alors que l’Allemagne et ses 83 millions d’habitants en compte 25 000...... et on comprend mieux dès lors que leurs hôpitaux publics Allemands n’aient pas été confrontés à la saturation que connaissent nos hôpitaux.

Est-il nécessaire de rappeler qu’en dépit d’une population Française qui n’a cessé de croître sur les dix dernières années le nombre de lits de réanimation est lui resté rigoureusement le même : 5 400.

Est-il nécessaire de rappeler que la France comptait 1430 maternités en 1975 et qu’elle n’en compte plus aujourd’hui que 447 !

Où sont passés les 12 000 lits de réanimation que promettait le Ministre Véran à l’été 2020 ?

Doit-on rappeler qu’en dépit du Ségur de la santé dont le Ministre ne cesse de se féliciter à longueur d’interview, les salaires des infirmiers et infirmières restent parmi les plus bas de l’Union Européenne.

Doit-on rappeler que le taux d’encadrement des résidents dans les EHPAD est notoirement insuffisant et là aussi bien inférieur à celui de pays comme l’Allemagne ou la Suède. En tout état de cause, notre pays compte des établissements où, bien souvent, on frise la maltraitance institutionnalisée, une situation indigne de la 7ème puissance économique mondiale.

Est-il acceptable que la dernière loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 instaure le paiement d’un forfait pouvant aller jusqu’à 20 euros pour tout passage aux urgences qui ne se solderait pas par une hospitalisation.

Or, 80 % des passages aux urgences n’aboutissent pas à des hospitalisations, à fortiori en raison de la pénurie de lits qui conduit là aussi à des situations indignes, c’est ainsi cette personne âgée de 93 ans qui doit "patienter "durant 37 heures sur un lit d’appoint en attente d’hospitalisation au Centre Hospitalier d’Angers (situation dénoncée par les médecins urgentistes du site).

Autant dire que quasiment toutes celles et ceux qui passent aux urgences (et ils ne le font pas par plaisir mais bien parce que la médecine de ville est, elle aussi, en jachère et que l’on ne compte plus les déserts médicaux) devront s’acquitter de ce forfait.

Proprement scandaleux !

Nous avons rappelé à ce sujet que le député LREM Jean Bernard Sempastous avait systématiquement voté et approuvé depuis 4 ans toutes ces politiques régressives sans le moindre état d’âme.

Et puisque l’on évoque les urgences hospitalières, Bagnères de Bigorre est bien l’illustration de cette politique néfaste et criminelle puisque les urgences sont désormais fermées tous les soirs faute de moyens....... en attendant pire peut-être.... la fermeture pure et simple.

Sur ce sujet la population s’est sentie particulièrement concernée et on la comprend lorsque l’on sait qu’en cas d’infarctus ou d’AVC le fait de ne pas être pris en charge dans les 30 minutes qui suivent diminuent DRASTIQUEMENT les chances de "s’en sortir sans séquelles..... ou de s’en sortir tout court".

Lors de cette matinée nous avons également largement commenté les dernières déclarations des élu.e.s du département (Président du conseil départemental Michel Pélieu, Gérard Trémège Président de l’agglo TLP, Thierry Lavit Maire de Lourdes, Jeanine Dubié députée des Hautes Pyrénées) , toutes et tous, en effet, se satisfont de la construction d’un hôpital unique à Lanne avec 442 lits qui scellerait la disparition des hôpitaux actuels de Tarbes et de Lourdes.

Des déclarations de chacun d’eux, ainsi que de celles du directeur de l’ARS Occitanie et de l’Hôpital de Tarbes, nous avons retenu qu’aucun n’évoque les besoins de santé des populations.

Non, dans leurs prises de parole on entend parler ..... d’infrastructures routières (pour M. Pélieu) , de stations d’épuration et de transport urbain (pour M. Trémège), le pompon revenant à Mme Dubié qui évoque les 50 millions de déficit cumulés des hôpitaux de Lourdes et de Tarbes en espérant que ce nouvel "outil" fera disparaître les déficits grâce à "l’amélioration de l’organisation", la sempiternelle litanie de celles et ceux qui se refusent à accorder les moyens nécessaires aux soignants POUR BIEN SOIGNER LES POPULATIONS car cela coûterait trop cher.

Non ce qui coûte cher à terme c’est de ne pas soigner comme il se doit, et cela se paye en perte de chances et en affections plus graves et plus lourdes à prendre en charge.

On croit rêver (ou plutôt cauchemarder) : des élus qui oublient de dire que le renouvellement et le maintien des 2 hôpitaux est possible sans surcoût (étude officielle) par rapport au projet qu’ils vantent, une députée qui ne dénonce pas les politiques passées et notamment la T2A qui a ravagé la situation financière de l’immense majorité des hôpitaux publics tenus à des contingences et des coûts de service public de santé que ne supportent pas les cliniques privées.

Des élus hors sol qui "oublient" sans doute d’intégrer le fait que le département n’a pas besoin de 442 lits d’hospitalisation à Lanne mais de bien plus.

En effet, les 458 lits d’hospitalisation dont dispose Tarbes et Lourdes actuellement (353 à Tarbes, 105 à Lourdes) sont bien en deçà des besoins réels des populations car ils sont le résultat d’une politique de sape et de réduction caractérisée et subie depuis des années au nom des logiques financières.

Ces élu.e.s oublient sans doute (à ce niveau cela frise l’amnésie) d’intégrer que le sort de la maternité de la clinique de l’Ormeau tient à un fil (financier lui aussi, celui des intérêts capitalistiques du groupe Elsan) et qu’en cas de fermeture (probable) l’hôpital de Tarbes devra mécaniquement augmenter sa capacité d’accueil. De même on assiste déjà à un transfert d’une partie de l’activité d’oncologie de la clinique de l’Ormeau vers l’hôpital, ce qui nécessiterait d’ores et déjà une augmentation de la capacité en lits d’hospitalisation de l’hôpital de Tarbes.

De tout cela il ne fut pas question sur la colline de Lanne.

Les populations là encore ne sont pas dupes.

En une matinée nous avons recueilli 200 SIGNATURES CONTRE CE PROJET D’HÔPITAL UNIQUE et POUR LE MAINTIEN DES 2 HÔPITAUX DE TARBES et LOURDES.

Avec ces 200 signatures, ce sont désormais 13 000 citoyens qui se sont exprimés et qui refusent les décisions de hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé adoubées par un aréopage d’élus nationaux et locaux qui va du PS au MRG en passant par LES REPUBLICAINS et LREM.

Il faut donc changer radicalement d’optique et de politique.

C’est ce que propose l’Union Populaire dont le programme en matière de santé a été passé au crible par des professionnels de santé avec à sa tête Laurent Thines, professeur des universités et praticien hospitalier en neurochirurgie au CHRU de Besançon et par le collectif inter-hôpitaux.

Ces derniers ont conclu au fait que le programme de l’Union Populaire est celui qui répond le mieux aux enjeux nationaux de santé.

Dans l’après-midi, nous nous sommes déployés dans les quartiers de Clair Vallon et de Monloo pour continuer notre distribution de tracts sur la santé mais également sur l’importance du vote et de combattre une abstention qui ne bénéficie qu’aux politiques en place depuis des années. (tract joint)

Porte à porte et rencontres dans les allées nous ont permis là encore d’évoquer le programme de l’Union Populaire, un programme résolument tourné vers l’avenir où le social et l’écologie seront la trame de toutes les politiques qui seront engagées en cas de victoire au soir du second tour de l’élection présidentielle ».